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Les notes d’un atelier parmi d’autres…

à la Journée des Communautés de Base, 18/09/2011

Xavier Leroy
Publié dans CEM n°93 (12/2011)

Projet de Jésus sur moi, sur nous ?

Le projet de Jésus est simple, pas compliqué.

Sans doute, mais cela ne veut pas dire que pour chacun le chemin soit évident.

Plusieurs font état de moments difficiles, de passages à vide plus ou moins longs : évènements personnels ou déception lorsque l’Église officielle a abandonné le mouvement qui a porté Vatican II. Certains ont retrouvé dans une CCB la possibilité de vivre l’évangile.

Le projet de Jésus est exigeant.  C’est vrai que la manière dont il demande de le suivre est entière et parfois abrupte (quitter son père et sa mère, …). Comment comprendre cela ?

Le groupe s’est attaché à ce qui dans la communauté permet de vivre le projet de Jésus. Le contact avec les autres dans la communauté et avec les autres communautés nous aide à

- rester « éveillés », pour saisir ce qui se passe,

- donner des priorités à ce qui est essentiel,

- avoir un amour préférentiel pour les petits,

- à reprendre courage.

Jésus ne s’est pas mis à part, il est resté ‘dans la masse’ et même à la dernière place. Cela nous stimule à être comme du sel dans la masse.

Le découragement nous guette. Nos communautés vieillissent. Il y a des départs : des décès et des gens qui ne viennent plus.

Jésus a aussi prié. Il nous est bon aussi de prier en communauté.

Tournés vers la société ?

Sans tomber dans l’euphorie, on peut dire que notre attachement à une communauté nous marque. Est-ce que cela se diffuse dans ce que nous vivons auprès des autres au dehors ? On a parfois l’impression que oui !

Nous partageons quelques pratiques à travers lesquelles s’exprime le désir de nos communautés d’être tournées vers la société.

Au cours des liturgies

- « Liturgie des nouvelles » : au début de chaque célébration, échange des nouvelles des uns et des autres et réactions à ce qui se passe dans le quartier, la ville, le monde.

- A Liège, les CCB organisent 2 fois par an (Noël et Pâques) une célébration autour d’un sujet de réflexion, d’actualité.

- A la Paroisse Libre, il y a un moment d’échanges informels avant le début de la célébration. Ensuite, au moment où l’on apporte le pain et le vin, on échange des intentions de prière.

En dehors :

- Participation aux déjeuners Oxfam

- Contacts avec des centres fermés

- Réunions : ‘Bâtissons notre avenir’

- Travail d’un groupe pour rédiger une brochure sur la manière de célébrer l’Eucharistie à la Paroisse Libre.

Quelqu’un fait état de sa difficulté à partager ce qu’il expérimente dans la société : trop dramatique, trop lourd. Faut-il encore en remettre ? Cela devient le Mur des lamentations… Ce sentiment est partagé par d’autres.

Comment pallier ? Ne pas négliger de prendre en compte ce qui est positif, ce qui construit. Savoir rendre grâce. Faire mémoire de la tendresse de Dieu…

Souhaits pour les CCB

Le souhait de maintenir des liens entre les CCB semble unanime. Mais deux constatations paraissent évidentes.

Les ressources sont déjà faibles pour maintenir ce qui se fait maintenant (coordination, réunion bisannuelle, revue, participation au CIL). Pour faire plus, on n’a dans notre groupe, ni candidat, ni recette.

Quant à la journée annuelle, la tâche devrait être assumée à tour de rôle par une régionale, sans oublier le côté festif de la chose.

Quelqu’un se demande s’il est raisonnable que « nous qui cherchons un autre visage d’Église restions méfiants vis-à-vis de groupes comme ceux du néo-catéchuménat, les charismatiques, JMJ, etc… qui font le choix d’autres chemins pour suivre l’évangile. Ne devrions-nous pas prendre contact avec eux. » Cette proposition n’a pas soulevé l’enthousiasme !

Autre perspective : dans notre société plurielle, nombreuses sont les associations areligieuses, laïques, qui s’inspirent des mêmes valeurs que nous. Nous rencontrons leurs membres et travaillons avec eux, sans étiquette ni aucun souci de prosélytisme. Cependant ces contacts sont plutôt individuels, pas en tant que communauté.

Réponses à partir de choses qui se sont faites :

- Invitations à quelques jeunes pour un échange.

- Et à des personnes très engagées socialement de venir parler de leur travail.

Dans ce dernier échange, ‘la communauté célébrante’, autrement dit son aspect religieux et même cultuel a tenu une grande place. Néanmoins, on ne voulait pas s’y laisser enfermer. La communauté qui nous unit ne se limite pas à notre appartenance à une CCB, n’y aurait-il pas des portes à ouvrir ?


Xavier Leroy (Communautés de Base)


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