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Le défi des pentecôtistes

Jos Comblin
Publié dans Réseau Résistances n°47 (6/2007)

On sait maintenant comment Benoît XVI veut  partir en guerre contre le pentecôtisme. Le phénomène est effectivement  inquiétant. Ainsi, au Brésil, le  nombre de catholiques est passé de 89% de la population en 1980 à 74% en 2000, sans doute 70% à ce jour. Ils ne seraient plus que 60% dans les grandes villes). Les non-croyants ne seraient guère plus de 7%.  (voir El PAIS du 8 mai dernier).

L’analyse du phénomène pentecôtiste  faite par J. Comblin  est particulièrement éclairante sur la réalité du phénomène, ses causes, ses racines. Il donne à comprendre qu’il constitue une étape bien réelle  dans l’histoire du christianisme : par  la réponse et l’espoir qu’il apporte à tant de pauvres en Amérique latine laissés à eux-mêmes, en fait,  par l’Église catholique… Autant de réalités dont le pape s’est bien gardé de tenir compte dans son projet de restauration.

Ce texte[1] est la traduction des 5e, 6e et 7e chapitres d’un texte intitulé « la crise de la religion en chrétienté ». Son auteur, José Comblin, théologien latino-américain (originaire de Belgique) est bien connu. Rejeté du Chili sous Pinochet, il passa au Brésil et fut conseiller de Don Helder Camara et du Cardinal Arns de Sao Paulo. Il fut expert à Medellin (1968) et Puebla (1979).

Édouard Mairlot (Espagne), 20.05.2007

Source : Servicios Koinonia

[1]  On trouvera ici la traduction intégrale. La version publiée par Réseau Résistances est plus résumée.

Ch. 5 : Le défi des pentecôtistes 

Le XXe siècle aura été le siècle des pentecôtistes. Celui-ci fut le grand mouvement religieux qui a pénétré peu à peu le monde entier, et toutes les Églises et dénominations chrétiennes. Ce mouvement a entraîné la conversion de centaines de millions de chrétiens.

Des sociologues ont étudié le phénomène. Cependant, s’ils ne sont pas en même temps théologiens, les sociologues ne peuvent comprendre le phénomène de l’intérieur. Ils l’assimilent à d’autres mouvements culturels, sans prendre conscience de ce qu’il signifie pour l’histoire du christianisme.

Avant tout, le mouvement pentecôtiste a été et reste principalement un mouvement des pauvres. Il y eut convergence de deux mouvements historiques. En premier lieu, les Églises  ne parvinrent pas à suivre l’explosion démographique d’une humanité qui, en un siècle, le vingtième, est passée d’un milliard à six milliards d’habitants. Cette explosion démographique  s’est accompagnée d’une immense migration de centaines de millions de paysans de la campagne vers la ville. Dans celle-ci, s’est perdue peu à peu leur religion traditionnelle.  Les Églises n’ont pas pu, ou n’ont pas voulu, se donner les structures nécessaires pour encadrer toute cette masse humaine. L’univers des pauvres dans les villes s’est développé ; et il était abandonné par les Églises traditionnelles. À l’intérieur de ce même peuple de pauvres naquirent de nouvelles communautés. 

En même temps, se produisit une évolution culturelle au sein de ces masses d’anciens paysans qui avaient migré vers les villes. Tous furent scolarisés, ce qui les ouvrit à l’intelligence. Ils purent acquérir quelques éléments de la rationalité moderne. Ils commencèrent à découvrir que tout ne venait pas de Dieu et que la prière n’était pas le seul recours possible, Ils apprirent que les humains qu’ils sont possèdent des capacités, des possibilités d’obtenir quelque chose, de changer quelque chose dans leurs conditions de vie. Ils cessèrent de croire dans les Saints. Ce fut pour eux la grande rupture. Croire dans les Saints, c’est penser que la vie est décidée hors d’eux. Ils apprirent à penser par eux-mêmes, à donner sens à leur vie par eux-mêmes, rompant ainsi leur dépendance vis-à-vis du clergé. Une fois qu’ils purent savoir que les saints étaient de bois et de plâtre, leur pensée s’est libérée.

En arrivant à la ville ils découvrirent que non seulement leur Église y était absente, mais aussi que le message de l’Église ne fournissait pas de réponse à leur nouvelle situation.  Sans clergé auprès d’eux, ils durent chercher par eux-mêmes une nouvelle religion. Et apparurent les pentecôtistes.

L’expérience historique montre que la grande crise de la modernisation se produit durant l’enseignement secondaire, autour des 15 ans. L’immense majorité des pauvres n’y parvient pas, sauf dans de rares pays comme le Chili ou l’Uruguay. Viendra un jour où les pauvres entreront dans l’école secondaire et y traverseront la même crise. Alors les Églises pentecôtistes cesseront d’être tellement attirantes pour eux.

Les pentecôtistes conservent la cosmologie religieuse traditionnelle : Dieu et Satan ; le ciel, la terre et l’enfer ; le péché et les châtiments divins ; les tentations de Satan, le problème du salut comme problème essentiel de la religion.

Mais les pentecôtistes abandonnent le culte des saints.  Il ne reste qu’un seul Saint, un seul Sauveur, qui est Jésus-Christ. Jésus-Christ apporte la solution à tous les problèmes. Il n’y a plus besoin des Saints pour solutionner les problèmes de la vie. Jésus apporte la solution à tout.  Recourir aux Saints n’est qu’une illusion. Et ainsi, les pentecôtistes prennent conscience d’être intellectuellement plus développés. Ils ont découvert que les forces surnaturelles attribuées aux Saints n’existent pas et que seul Jésus existe.

De même les pentecôtistes s’émancipent du clergé. Les pasteurs sont des messagers de l’évangile, des conseillers, des prophètes qui exhortent, mais ils n’ont pas d’autorité sur les personnes, puisque chacun entre directement en relation avec Jésus-Christ. Il en résulte une émancipation du sujet humain. Les convertis au pentecôtisme se sentent plus libres, plus forts, plus capables et plus responsables. Ils se sentent plus armés pour affronter la dure vie des pauvres au cœur de la ville.

Il y a eu et il existe encore diverses tentatives pour adapter le schéma pentecôtiste à un public cultivé de classe moyenne. On y insiste sur l’expérience de l’Esprit Saint. La conscience d’être sujet augmente. Il existe des mouvements catholiques et d’autres protestants.

Et voici que maintenant, les pasteurs et meneurs pentecôtistes apprennent, chaque fois plus,  les techniques du show et celles de la communication qui leur enseignent comment éveiller et orienter les émotions collectives. Ces mouvements pentecôtistes peuvent provoquer des phénomènes névrotiques graves. Dans beaucoup de groupes, les leaders contrôlent les émotions pour éviter d’en arriver à des situations de perturbation psychique intense. Mais tous  ne le font pas.  Aux Etats-Unis, ces mouvements se développèrent surtout à partir des années ‘70. Ils parvinrent à pénétrer fortement le public plus conservateur. Ils constituent un groupe important dans le parti Républicain, et ils se trouvent un leader dans la présidence du pays elle-même.

En général, les pentecôtistes traditionnels et populaires n’acceptent pas et ne reconnaissent  pas comme chrétiennes des organisations comme « l’Église universelle du Royaume de Dieu », ou « l’Église internationale de la Grâce de Dieu », qui, à partir du Brésil, se sont répandues dans le monde entier. Elles utilisent, en effet, des techniques de communication qui permettent de mettre en doute la sincérité de leur foi. Dans ce cas, les néo-pentecôtistes vont rejoindre les nouvelles formes religieuses nées dans le contexte nord-américain et qui font partie de la nouvelle culture propre au système néo-libéral dominant.

Le pentecôtisme peut encore se développer, surtout si les Églises historiques ne parviennent pas à pénétrer de façon massive dans le monde populaire.  Mais il ne pourra devenir  permanent, parce que, peu à peu, les mêmes classes pauvres seront de plus en plus scolarisées et entreront dans les mêmes problèmes religieux propres à la modernité et la post-modernité. Cette évolution dépendra de l’évolution sociale. Le système actuel d’exclusion peut encore durer quelques années, 10, 20 ou 50 ans, selon la résistance de la nouvelle bourgeoisie capitaliste et sa capacité de maintenir son pouvoir sur la société. Les prophéties historiques se réalisent souvent avec beaucoup d’années de retard.

Ch. 6 : L’évangile ?

La grande crise culturelle des années ‘70 affecte profondément la religion traditionnelle de la chrétienté et probablement toutes les religions. Mais elle n’affecte pas l’évangile. Dans la ruine de la religion traditionnelle et la venue d’une nouvelle société il n’y a rien qui puisse atteindre l’évangile. Celui-ci garde intacte toute sa valeur. Il n’a pas été attaqué. Il ne fut pas attaqué non plus durant les phases de développement de la modernité. Au contraire, tous les nouveaux mouvements cherchaient à réaliser l’évangile, tout en dénonçant que l’église n’annonçait pas ce même évangile.

La structure ecclésiastique inclut l’évangile dans son propre système religieux. De l’extérieur, on ne le découvre cependant pas si facilement dans l’Église. Celui qui a de la chance le découvre dans tel évêque déterminé, tel prêtre, telle religieuse ou religieux, tel laïc… mais pas dans l’institution, ni dans l’Église universelle, ni dans les organisations locales de l’Église.  Le système religieux occupe tout l’espace visible.

L’évangile envoie les chrétiens au monde. La religion convoque les chrétiens pour qu’ils viennent participer au culte. L’évangile annonce que le Royaume de Dieu est déjà présent, est déjà à l’œuvre en ce monde et pas seulement au ciel. Le messager de l’évangile est la personne qui vit une vie comme tout le monde parmi des personnes égales, leur montrant le chemin de Jésus comme projet de vie qui conduit au bonheur, non seulement au ciel, mais aussi sur cette terre.

Au contraire, le religion propose une participation au culte céleste. Le culte sépare de ce monde pour réaliser une entrée dans le monde du ciel, en participant à la liturgie des saints et des anges. La religion est le domaine du clergé en tant que classe sacrée et réservée pour le culte.

Au milieu du XIXe siècle apparaissent des laïcs réellement porteurs de l’évangile. Ils créent des groupes et des associations. Ils furent fréquemment censurés par la hiérarchie. Ce mouvement aboutit au XXe siècle à l’Action Catholique.  Le moment est venu de faire renaître  quelque chose de semblable à l’Action Catholique en lui donnant plus d’espace qu’au XXe siècle. L’Action Catholique échoua finalement et disparut parce qu’on ne lui laissa pas la liberté suffisante. Les mouvements furent subordonnés au clergé, et aux institutions traditionnelles comme les paroisses. Ses activités furent fortement subordonnées aux activités  des paroisses et autres institutions catholiques.  Finalement, personne ne trouva plus dans de tels mouvements une orientation pour une vie chrétienne au milieu du monde. Ils abandonnèrent l’Église aux mains d’un clergé toujours moins nombreux et moins intéressé  par le monde.

Cependant, on sent la nécessité de tels mouvements qui jouissent d’une totale liberté pour réaliser dans le monde les activités qu’ils trouvent plus conformes à l’évangile.  Il ne s’agit pas de fonder des institutions nouvelles, universelles ni éternelles. Le plus nécessaire sera des institutions qui ne perdurent pas, mais qui durent une génération puis laissent l’espace libre pour du neuf, ou du moins pour la génération suivante.

Ch. 7 : l’avenir de la religion

La religion appartient à la condition humaine. Il y a des gens qui peuvent vivre sans religion, comme il y a des gens qui ne savent pratiquer aucun instrument musical, qui ne voyagent pas, qui n’apprennent pas de langues, mais tous ces manques diminuent leur propre humanité. 

C’est pourquoi, dans n’importe quelle culture, il y a une religion, et si la culture change, la religion changera également ; et une autre apparaîtra. Nous sommes à un moment crucial de l’histoire pour cette raison que la culture connaît un changement radical.

La religion a un avenir, mais pas nécessairement les religions que nous connaissons à ce jour. La religion traditionnelle de la chrétienté n’a pas beaucoup d’avenir parce qu’elle est déjà incompréhensible. Or la nouvelle culture veut comprendre.

La fondation d’une nouvelle religion peut durer des siècles, mais dès le départ quelques indices apparaissent.  Beaucoup de groupes, de nombreuses institutions, vont apparaître et disparaître.  Mais au milieu de tout cela, il y a quelque chose qui se cherche.

Jésus n’a fondé aucune religion. Il a laissé la porte ouverte pour que ses disciples créent la religion la plus adaptée à leur culture. Cela s’est réalisé de façon inconsciente, ou du moins, sans que personne n’ait conscience que se construisait une religion nouvelle. C’est ainsi que cette religion que nous connaissons et pratiquons, s’est constituée à l’intérieur de l’Empire Romain. Ce fut une circonstance historique. Mais d’autres peuvent apparaître. Nous sommes au commencement de l’histoire du monde et de l’évangélisation. Jusqu’à présent, le christianisme n’a pénétré que dans une seule culture (avec deux variantes) à partir de ce qu’il y avait dans l’empire romain. Ce n’est qu’un commencement, une première étape. Le plus probable est qu’il n’y aura pas de rupture radicale, mais une évolution progressive. Certaines institutions ou pratiques vont disparaître et d’autres vont apparaître. Après quelques siècles ont se rendra compte qu’un nouvel ensemble est apparu.

Dès maintenant nous pouvons percevoir quelques orientations. Quand il s’agit de l’avenir, de nombreuses opinions sont possibles. Mais cela n’interdit pas que chacun puisse proposer comment il perçoit l’évolution.

En premier lieu, il est probable que la religion du futur sera plus mystique que cultuelle. Elle donnera plus d’importance à l’écoute de la parole de Dieu qu’au culte. Ce sera davantage une prière d’écoute et d’accueil qu’une prière de demande et d’adoration. Le culte sera beaucoup moins la célébration du pouvoir de Dieu, et bien plus la célébration de sa présence discrète et humble dans notre monde.

En second lieu, la religion de l’avenir donnera moins d’importance aux objets religieux et beaucoup plus au sujet ; moins d’importance à la lettre des dogmes et plus de chaleur à ce que vit chacun qui marche en suivant de Jésus. Il y aura moins de nécessité d’objectiver la religion, en séparant clairement les objets religieux des forces de l’univers. La Bible avait fort peur de la nature matérielle de l’univers parce qu’elle vivait parmi des religions qui identifiaient la divinité avec des phénomènes naturels. Il y avait à faire une distinction entre Dieu et les forces de la nature. Mais cela nous a trop distanciés de la nature et de sa dynamique. L’intégration de la religion dans la vie de l’univers manque. Car l’univers n’est pas fait d’objets inertes. La terre vit, change, produit… et elle souffre actuellement des blessures qu’une civilisation excessivement destructrice lui inflige. 

En troisième lieu, le sujet naît au sein du dialogue avec un autre sujet.  Il naît grâce à la relation réciproque avec d’autres sujets. La religion traditionnelle présente aux personnes un monde religieux complet en lui-même et sa communication se fait à travers la transmission de ce monde religieux extérieur à la personne (dogmes, rites, préceptes, institutions).

Tout indique que ce monde d’objets religieux devra céder la place à la relation vivante entre personnes égales. La caste sacerdotale disparaîtra progressivement, avec tous les signes du sacré qui lui furent attribués au cours des siècles. Car le statut sacerdotal empêche une relation simplement humaine. Il est très difficile de se passer du caractère sacré du prêtre. Seuls quelques laïcs qui sont en relation étroite avec eux en arrivent à une relation humaine normale. Même à l’intérieur de la famille, les relations entre frères en sont touchées.

En quatrième lieu, les chrétiens de demain auront besoin de petites communautés au sein desquelles les relations seront de fraternité. La famille perd son importance parce que chacun des enfants mène sa vie et que la vie les mène dans des endroits éloignés l’un de l’autre. Les relations de voisinage disparaissent. Ce dont on a besoin, ce sont des relations entre personnes qui participent à la même religion, partagent les mêmes finalités, les mêmes valeurs.

L’époque de la chasse aux hérésies est passée. Il n’y a plus nécessité d’un clergé qui veille constamment à ce que le troupeau ne tombe dans une hérésie. Il y aura encore des condamnations mais elles ne seront pas prises au sérieux ; ce qui arrive déjà actuellement. Malgré la résistance de la hiérarchie, la verticalité de l’Église n’a plus beaucoup d’avenir.

Dans une Église de libération des laïcs, la créativité va réapparaître dans tous les aspects de la vie. Les clercs n’auront plus la responsabilité de tout inventer. Il y aura dans le peuple chrétien beaucoup d’initiatives et beaucoup de nouveautés. Rien de cela n’est imaginable actuellement.

Actuellement, ce que nous avons à faire, est de donner à voir l’évangile, la bonne nouvelle de Jésus-Christ telle qu’elle était aux origines, libre de tout cet apparat religieux avec lequel ils la couvrirent durant des siècles au point qu’elle disparaisse sous ce manteau multiculturel qu’ils lui donnèrent. Il suffit d’évoquer les représentations artistiques traditionnelles, la littérature pieuse de toujours, les dévotions populaires ou moins populaires. Tout cela cache le vrai visage de Jésus-Christ.

Une religion est nécessaire. Mais rien n’exige qu’elle soit la même en Occident, en Afrique, en Inde, en Chine ou au Japon. Dans ces pays, il y a beaucoup de sympathie pour les églises. C’est un signal pour l’avenir.

La religion remplace la présence immédiate de Jésus-Christ, ce qui de toute façon serait inévitable. Jésus devait disparaître de ce monde pour être connu dans le monde entier. Mais sa présentation aux divers peuples engendra la religion chrétienne que nous connaissons.

Il se fait que les minorités qui restent fidèles aux pratiques de la religion ancienne de la chrétienté sont celles qui peuvent le moins percevoir ce qui se passe dans le monde. Elles n’éprouvent aucun besoin de changement. Elles sursautent de peur à la moindre suggestion de changement. De même le clergé, pour être au service de ces minorités, n’a aucune possibilité de saisir ce qui se passe. Seules quelques personnes marginalisées dans ces minorités peuvent comprendre et préparer l’avenir.

Lors des années de gloire de l’Église en Amérique Latine, entre 1960 et 1985 environ, apparurent des premiers signes de l’Église de l’avenir. Ils provoquèrent de la peur et ils furent finalement rejetés. Mais ils seront des modèles pour les générations futures, une fois achevée l’époque actuelle de restauration de l’antique chrétienté. Celle-ci est une solution impossible et qui va perdre chaque fois plus de crédibilité.

J’ai moi-même présenté don Helder Camara comme la préfiguration de l’évêque de demain. A Rome, on le prenait pour un fou. Mgr Leonidas Proaño de Riobamba, en Equateur, on l’accusait d’avoir la manie des indiens : car vivre au service des indiens ne pouvait être que l’effet d’une déformation psychologique.  

Jos Comblin - Br?sil)


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