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Le langage des signes

Louis Fèvre
Publié dans Réseau Résistances n°52 (9/2008)

Un signe est une perception ou un symptôme annonciateur d’une réalité à découvrir ; il s’agit donc d’un langage symbolique. Certains signes sont conventionnels et convenus : tels un signal du code de la route ou une note de musique. D’autres ne sont pas codifiés.

Les miracles sont tous des signes sortant de l’ordinaire, des signes à interpréter, ce qui donne à Léonard Swidler (auteur américain de plusieurs livres sur la Bible et membre comme nous d’un mouvement réformateur de l’Église catholique) l’occasion de s’interroger sur la responsabilité de Dieu qui pourrait soulager la souffrance des êtres humains et ne le fait pas habituellement, du moins par des interventions miraculeuses.

Jésus reproche même aux foules de réclamer des miracles et des signes extraordinaires comme preuves de l’authenticité de son enseignement, alors que ce dernier relève de la fidélité à Dieu et à la tradition biblique.

L’auteur souligne par contre la puissance dynamique de la foi confiante de disciples, allant jusqu’à entraîner la guérison de certaines de leurs maladies.

Pour lui-même, Jésus, au moment d’affronter sa passion, tremble à Gethsémani devant la souffrance qui le menace mais, loin de chercher un recours dans une intervention miraculeuse, il conclut : « Non pas ma volonté, Père, mais la tienne ! »

Quant à nous, conclut l’auteur, vivre en chrétien dans le monde mental de la modernité ne nécessite pas de « signe » extérieur, de miracle obtenu du pouvoir de Jésus. C’est son enseignement « envoûtant » et le fait de vivre en conséquence, qui campent la personne moderne dans sa force et son originalité.

Si nous cherchons maintenant ce qui est particulièrement significatif dans le « dire » de Jésus (selon Gesché) : de quoi il nous a parlé, nous avons commencé par constater son extraordinaire simplicité. Il est tellement sobre quand il s’agit de parler de lui-même : « Voyez » ou « Qu’en dites-vous ? »

Par contre,  il nous parle abondamment de Dieu, et, toujours, de Dieu qui se tient en vis-à-vis de l’homme, un Dieu pathétique, qui souffre de la souffrance de l’homme, qui frémit de compassion, qui envoie Jésus, son fils bien aimé, partager notre existence, par amour.

Jésus nous apprend à rencontrer le Père, son Père et le nôtre, non comme une divinité redoutable, mais comme le Dieu de l’homme, qui a voulu l’homme à son image. Dieu est le Libérateur qui envoie Jésus proclamer « ce que vous faites au plus petit, c’est à moi que vous le faites », et l’homme est cet être renouvelé, celui qui doit régner sur la création pour la transformer en un jardin de bonheur pour tout être humain.

 

Louis Fèvre (Réseau Résistances)


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